Sans titre

Perpignan: un maghrébin tué, nuit d'embrasement avec 37 gardes à vue Un homme d'origine marocaine, âgé de 43 ans, a été tué par arme à feu dimanche vers 19H00 à Perpignan, et huit autres personnes ont été blessées dans la nuit, dont deux par arme à feu, mettant fin au calme précaire qui régnait une semaine après le premier meurtre d'un jeune maghrébin battu à mort par un groupe de Gitans. Vers 02H00, lundi, "le calme est revenu" a indiqué le préfet des Pyrénées-Orientales, Thierry Lataste, précisant que la situation restait précaire et que les nombreuses forces de l'ordre déployées "restaient vigilantes". A l'annonce du meurtre, des groupes de jeunes maghrébins étaient remontés du quartier Saint Mathieu, lieu du meurtre vers le quartier Saint Jacques, en cassant les vitrines et brûlant les voitures. Le quartier Saint-Jacques a été le théâtre toute la semaine du face à face entre gitans et Maghrébins, depuis le meurtre le 22 mai de Mohamed Bey-Bachir, 28 ans, bastonné à mort par un groupe de gitans. Des affrontements ont ensuite opposé ces jeunes aux forces de l'ordre qui ont chargé à de nombreuses reprises, alors que brûlaient d'autres véhicules et des poubelles. "Les pompiers sont intervenus 100 fois et 50 voitures ont brûlé" a précisé le préfet. Le préfet a précisé que 37 personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue à l'occasion des échauffourées. Le maghrébin tué dimanche a été abattu de quatre balles par un homme -arrivé et reparti à pied- vêtu d'un tee-shirt noir et d'une casquette de même couleur, à la visière rabattue devant les yeux, selon le témoignage à la police d'un voisin. Les autres témoignages, selon lesquels la victime aurait été tuée à partir d'une voiture en marche dans laquelle avaient pris place plusieurs gitans, sont examinés par la police, mais seraient "de deuxième ou troisième main". "Rien ne permet pour le moment de dire si le tireur était gitan, arabe ou européen", ont précisé les autorités. "C'est ce meurtre qui a provoqué des phénomènes de violence urbaine (...) dont le bilan est de 8 blessés, deux par arme à feu, quatre par armes blanches et deux dont un CRS, par des tessons de bouteilles," a indiqué le préfet. Une source policière avait fait état d'un deuxième mort dans la soirée mais le directeur départemental de la sécurité publique des Pyrénées-Orientales, Henri Castets, a "formellement démenti" cette information à l'AFP. Des forces de police ont été déployées dans les quartiers touchés par les échauffourrées: le centre commerçant, le secteur de Saint-Jacques et les cités HLM en périphérie. La préfecture, qui disposait en début de soirée de trois compagnies de 80 CRS et de toutes les unités de police de la ville, a fait rapidement intervenir des unités de gendarmerie mobile stationnées en ville et appelé en renfort des CRS de Toulouse, Marseille et Bordeaux. Jusqu'après minuit, la ville a résonné d'incessantes sirènes de véhicules de police et de pompiers se déplaçant rapidement. Le calme était pourtant revenu dimanche matin au quartier Saint-Jacques de Perpignan, au lendemain d'une marche de deuil de quelque 5.000 personnes, qui s'était déroulée dans une grande tension mais sans violence, à l'appel de la famille de M. Bey-Bachir et d'un collectif de soutien. Lors des face à face avec la police, de nombreux maghrébins reprochaient aux forces de l'ordre de n'avoir pas désarmé les gitans terrés depuis une semaine dans leur secteur du quartier Saint-Jacques. "Nous avons prouvé samedi que nous pouvions marcher dans le calme, et on les laisse nous tuer", criaient-ils dimanche soir. allahomma inna hada monkar (par la libre.be)

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