Sans titre

Sahara Marocain: Le président Bouteflika revient à la charge anti-marocaine Pour ceux qui connaissent les manœuvres de M. Bouteflika, la surprise n’est pas de mise. Les voltiges de ce diplomate d’une époque révolue sont bien connues. Hier, par le biais des fils des agences, on apprenait à ce propos que l’Algérie court au secours du “peuple sahraoui” et affiche son rejet de toute négociation bilatérale pour la solution politique plaidée depuis plus d’une année par la partie marocaine. L’Algérie estime qu’elle n’a aucun intérêt dans ce conflit sinon la défense du principe du droit à l’auto-détermination des peuples. Rappelons qu’à l’approche de la fin du mois courant, le secrétaire général de l’ONU et son représentant spécial dans le dossier du Sahara marocain sont tenus de préparer leur rapport au Conseil de sécurité. C’est dans ce cadre que M. Bouteflika a décidé le jour même où on annonçait à Alger la retraite du général Lamari, l’ancien homme fort de l’armée, de ses fonctions qu’il exerçait depuis déjà longtemps à la tête de cette institution, de rendre publique également la lettre du président algérien sur le Sahara à M. Kofi Annan sur les pages du quotidien (La Liberté). Si cette lettre se confirme et tout converge d’ailleurs dans ce sens, elle signifiera qu’à Alger se poursuit la politique de séparation volontaire et forcée vis-à-vis du Maroc. M. Bouteflika aurait écrit en effet au secrétaire général de l’ONU affirmant qu’il est “purement dilatoire” de vouloir inscrire le conflit au Sahara comme étant un problème “algéro-marocain” parce que l’Algérie ne “veut” ni ne “peut” se substituer au “peuple sahraoui dans la détermination de son avenir”. Le contenu de ce message aurait d’ailleurs été transmis bien avant hier au premier ministre espagnol M. J. L. Zapatero ainsi qu’à M. Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères français. La récente rencontre à Alger de délégations marocaine et algérienne aurait été également une occasion pour Alger d’exprimer implicitement la même position négative. Les relations bilatérales quasiment gelées vont le demeurer probablement encore alors qu’Alger continue d’héberger sur son territoire les milices armées séparatistes entraînées par l’armée algérienne et maintient également sur son sol “les prisonniers marocains”, dits de guerre officiellement incarcérés par le Polisario. Alger qui n’a exprimé jusqu’à présent aucun signe concret pour l’amélioration des relations avec le Maroc, poursuit ses contacts auprès des membres permanents du Conseil de sécurité pour entraver l’option d’une solution politique au dossier du Sahara marocain. Ironie du sort, l’Algérie est actuellement membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et va également voter et s’exprimer sur le Sahara en octobre prochain à l’occasion du renouvellement du mandat de la Minurso. La lettre de M. Bouteflika à Annan signifie le début d’une campagne diplomatique engagée par Alger contre les intérêts marocains et à laquelle le gouvernement algérien tente d’associer ses anciens lobbyistes madrilènes, scandinaves, allemands, italiens et américains. L’initiative qui vient d’être dévoilée survient paradoxalement au lendemain de la décision marocaine éliminant les visas d’entrée pour les Algériens. La bonne foi marocaine ainsi exprimée semble en difficulté.
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