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Poésie arabe moderne

 

                      Poésie arabe classique

                                C'est  fort...c'est que du bonheur  

         Nizar kabbani : Le poete de la femme

أتحبني بعد الذي كانا

Est-ce que tu m'aimes après tout

إني أحبكِ رغم ما كانا

Car moi j'ai oublié tout

ماضيكِ لاأنوي إثارتَهُ

Ton passé je ne compte pas le réveiller

حسبي بأنكِ هاهنا الآنا

Ça me suffit que tu sois là maintenant

تَتَبَسَّمينَ وتُمْسِكينَ يدي

Tu souris et tu tiens ma main

فيعود شكِّي فيكِ إيمانا

Et mon doute en toi deviens une croyance

عن أمس لا تتكلمي أبدا

D'hier, ne parles jamaisً

وتألَّقي شَعْراً وأجفانا

Et laisse faire les yeux et les cheveux

أخطاؤكِ الصغرى أمرُّ بها

Tes petites fautes, j'en passe

وأُحوِّل الأشواك ريحانا

Et je transforme les épines en encens

لولا المحبة في جوانحه

Sans l'amour dans ses ailes

ما أصبح الإنسان إنسانا

L'homme ne sera pas l'homme de maintenant

Letters to my Mother

 

 

JE SUIS POUR LE TERRORISME

De terrorisme on nous accuse
Si nous osons prendre défense
De notre femme et de la rose
Et de l'azur et du poème
Si nous osons prendre défense
D'une patrie sans eau sans air
D'une patrie qui a perdu
Sa tente et sa chamelle
Et même son café noir.
De terrorisme on nous accuse
Si nous osons prendre défense
De la crinière
De la reine de Saba
Des lèvres de Maysoun
Des noms de nos plus belles filles,
Du khol qui de leurs cils
En pluie retombe
Comme une chose révélée.
Certes vous ne trouverez pas
En ma possession
De poésie secrète
Ni de parler énigmatique
Ou des ouvrages clandestins,
Et par devers moi je ne garde
Aucun poème traversant
La rue, caché derrière son voile.
De terrorisme on nous accuse
Quand nous décrivons les dépouilles
D'une patrie
Décomposée et dénudée
Et dont les restes en lambeaux
Sont dispersés aux quatre vents…,
D'une patrie
Cherchant son adresse et son nom…
D'une patrie ne conservant
De ses antiques épopées
Que les élégies de Khansa…,
D'une patrie
Où ni le rouge, ni le jaune, ni le vert
Ne teignent plus les horizons…,
D'une patrie qui nous défend
D'écouter les informations
Ou d'acheter quelque journal…,
D'une patrie où les oiseaux
Sont censurés dans leurs chansons,
D'une patrie où, terrifiés,
Les écrivains ont pris le pli
D'écrire la page du néant…,
D'une patrie
Qui ressemblerait dans sa forme
A la poésie
Dans notre pays
Sorte de langage égaré
Improvisé
Sans aucun lien avec les êtres
Sans aucun lien avec leur terre
Ni avec les problèmes
Dans lesquels ils se débattent vainement,
D'une patrie allant pieds nus
Et sans aucune dignité
Vers la paix négociée…
D'une patrie
Où les hommes pris de panique
Ont fait pipi dans leurs culottes
Et où ne restent que les femmes.
Le sel amer est dans nos yeux
Et sur nos lèvres,
Il est dans nos propres propos.
Notre âme a-t-elle été touchée
De stérilité héritée
Léguée par la tribu Kahtane.
Dans notre nation,
Il n'y a plus de Mu'awya
Plus de Abu Sufiane
Plus personne pour crier 'Gare' !
A la face de ceux qui ont abandonné
A autrui notre foyer
Et notre huile et notre pain
Transformant notre maison
Si heureuse en capharnaum.
Il ne reste plus rien de notre poésie
Qui n'ait sur le lit sur tyran
Perdu sa virginité.
Du mépris nous avons pris
Le pli de l'habitude.
Que reste-t-il donc de l'homme
Lorsqu'il s'habitue au mépris ?
Je recherche dans les feuilles de l'Histoire
Usaman Ibn Munkid
Okba Ibn Nafi',
Je recherche Omar,
Je recherche Hamza,
Et Khalid chevauchant
Vers la Grande Syrie,
Je recherche al Mu'tacim
Sauvant les femmes
De la barbarie des envahisseurs
Et des furies des flammes,
Je recherche dans ce siècle attardé
Et ne trouve dans la nuit
Que des chats apeurés
Craignant pour leur personne
Le pouvoir des souris.
Avons-nous été atteints
De nationale cécité ?
Ou bien tout simplement
Souffrons-nous de daltonisme ?
De terrorisme on nous accuse
Quand nous refusons notre mort
Sous les râteaux israéliens
Qui ratissent notre terre
Qui ratissent notre Histoire
Qui ratissent notre Evangile
Qui ratissent notre Coran
Et le sol de nos prophètes.
Si c'est là notre crime
Que vive le terrorisme !
De terrorisme on nous accuse
Si nous refusons que les Juifs
Que les Mongols et les Barbares
Nous effacent de leur main.
Oui, nous lançons des pierres
Sur la maison de verre
Du Conseil de Sécurité
Soumis à l'empereur suprême.
De terrorisme on nous accuse
Lorsque nous refusons
De négocier avec les loups
Et de tendre nos deux bras
A la prostitution.
L'Amérique
Ennemie de la culture humaine
Elle-même sans culture,
Ennemie de l'urbaine civilisation
Dont elle-même est dépourvue,
L'Amérique
Bâtisse géante
Mais sans murs.
De terrorisme on nous accuse
Si nous refusons un siècle
Où ce pays de lui-même satisfait
S'est érigé
En traducteur assermenté
De la langue des Hébreux.

 

 
Extraits
VETEMENTS

Un jour la Beauté et le Laid se rencontrèrent sur le rivage. Et ils se dirent : ' Allons nous baigner dans la mer. '
Alors ils se dévêtirent et nagèrent. Au bout d'un moment le Laid revint sur le rivage ; il s'habilla avec les vêtements de la Beauté et poursuivit son chemin.
Et la beauté sortit aussi de la mer, mais ne trouva pas ses habits ; parce qu'elle était trop timide pour rester nue, elle s'habilla avec les vêtements du Laid. Et la Beauté poursuivit son chemin.
Et à compter de ce jour les hommes et les femmes prennent l'un pour l'autre.
Cependant il en est qui ont aperçu le visage de la Beauté, et ils la reconnaissent malgré ses habits. Et il en est qui connaissent le visage du Laid, et ses vêtements ne le dissimulent pas à leurs yeux.
SUR LE SABLE

Un homme dit à un autre : ' A la marée haute, il y a longtemps, avec un bout de mon bâton j'écrivis un vers sur le sable ; et les gens s'arrêtent encore pour le lire et font attention à ce que rien ne l'efface. '
Et l'autre homme dit : ' Et moi aussi j'écrivis un vers sur le sable, mais c'était à marée basse, et les vagues de l'immense mer l'ont effacée. Mais dis-moi qu'avais-tu écrit ? '
Et le premier homme répondit : ' J'avais écrit ceci : ' Je suis celui qui est '.' Mais toi, qu'avais-tu écrit ? '
Et l'autre homme répondit : ' J'avais écrit ceci : 'Je ne suis qu'une goutte de ce grand océan.' '

L'ECHANGE

Un jour à un carrefour, un pauvre Poète rencontra un riche Imbécile, et ils discutèrent. Et tout ce qu'ils disaient ne révélait que leur mécontentement.
Alors l'Ange de la Route passa, et il posa sa main sur l'épaule des deux hommes. Et un miracle se produisit : désormais, les deux hommes avaient échangé leurs possessions.
Et ils se séparèrent. mais ce qui est étrange à raconter, c'est que le Poète regarda et ne trouva rien dans sa main que du sable sec mouvant ; et que l'Imbécile ferma les yeux, et il ne sentit rien qu'un nuage mouvant dans son coeur.

LE PHILOSOPHE ET LE CORDONNIER

Un philosophe avec des chaussures usées vint au magasin d'un cordonnier. Et le philosophe dit au cordonnier : ' S'il te plaît, raccommode mes chaussures. '
Et le cordonnier répondit : ' Je raccommode les chaussures d'un autre homme en ce moment, et il y a encore d'autres chaussures à rapiécer avant que je n'en vienne aux tiennes. Mais laisse tes chaussures ici, prends cette autre paire pour aujourd'hui, et reviens demain récupérer les tiennes. '
Alors le philosophe s'indigna et dit : 'je ne porte pas de chaussures qui ne sont pas les miennnes. '
Et le cordonnier répondit : ' Eh bien alors, es-tu vraiment un philosophe, et ne peux-tu pas recouvrir tes pieds avec les chaussures d'un autre homme ? Sur cette même rue il y a un autre cordonnier qui comprend les philosophes mieux que moi. Va le voir pour ton raccommodage. '

 

 Mahmoud Darwich

 

 

 

Identité

Inscris !
Je suis Arabe
Le numéro de ma carte : cinquante mille
Nombre d'enfants : huit
Et le neuvième... arrivera après l'été !
Et te voilà furieux !

Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j'ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d'écolier
Je les tire des rochers...
Oh ! je n'irai pas quémander l'aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !

Inscris !
Je suis Arabe
Sans nom de famille - je suis mon prénom
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mes racines...
Avant la naissance du temps elles prirent pied
Avant l'effusion de la durée
Avant le cyprès et l'olivier
...avant l'éclosion de l'herbe
Mon père... est d'une famille de laboureurs
N'a rien avec messieurs les notables
Mon grand-père était paysan - être
Sans valeur - ni ascendance.
Ma maison, une hutte de gardien
En troncs et en roseaux
Voilà qui je suis - cela te plaît-il ?
Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.

Inscris !
Je suis Arabe
Mes cheveux... couleur du charbon
Mes yeux... couleur de café
Signes particuliers :
Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
Et ma paume est dure comme une pierre
...elle écorche celui qui la serre
La nourriture que je préfère c'est
L'huile d'olive et le thym

Mon adresse :
Je suis d'un village isolé...
Où les rues n'ont plus de noms
Et tous les hommes... à la carrière comme au champ
Aiment bien le communisme
Inscris !
Je suis Arabe
Et te voilà furieux !

Inscris
Que je suis Arabe
Que tu as rafflé les vignes de mes pères
Et la terre que je cultivais
Moi et mes enfants ensemble
Tu nous as tout pris hormis
Pour la survie de mes petits-fils
Les rochers que voici
Mais votre gouvernement va les saisir aussi
...à ce que l'on dit !

DONC

Inscris !
En tête du premier feuillet
Que je n'ai pas de haine pour les hommes
Que je n'assaille personne mais que
Si j'ai faim
Je mange la chair de mon Usurpateur
Gare ! Gare ! Gare
À ma fureur !

 

 

 

 

 

 

 

 

Ahmed Shawqui

 

 


 Sayyid Qutb

                                Poésie arabe classique

                        C'est trés fort, c'est que du bonheur  

134 votes. Moyenne 0.22 sur 5.

Commentaires (109)

1. abdeslam elmoudni 19/10/2005

j'ai aimé,c'est beau a lire tres bien

2. alibidaoui 30/12/2005

bien

3. sadiki mohamad 30/12/2005

labas

4. ÚÈÏ ÇáäÈí 07/02/2006

ÌíÏ Ãä äÌ Ýí ÇáãæÇÞÚ ÇáÔÎÕíÉ ãËá åÐå ÇáÇÔÚÇÑ
ÊÔÌíÚÇÊí áß æÇÏÚæß Çáì ÇáãÒíÏ æÇáÊäæíÚ

5. s. 11/02/2006

"Nulle percée dans l'éternité ne pourra jamais dépasser celle que réussit l'homme par la pensée" Abu l-Ala al Ma'arri.
sélection pretinente des auteurs.

6. naji 24/02/2006

merci de nous avoir donnez la parolle .j'aimerais avoir +de poet en langue arabe de l'epoque merci+++++++

7. ahmed 04/03/2006

hello baby

8. belabi 25/03/2006

c est un peu bien

9. frederique 02/05/2006

dommage qu'il n'y ait pas plus de traduction des poèmes en français... :-( sniff, sniff

10. jawad 07/05/2006

quil belle poèmes en arab !!!!!!!

11. Méhdi Hmili 10/05/2006

C'est très beau,les grands poètes arabes comme Nizar ou Jobran ont boulversé le public avec leur poèsie.Pour moi jeune poète et étudiant de cinéma je trouve leurs oeuvres magnifiques.Que Dieu bénisse ses fils maudits.

12. majid 22/05/2006

c est pas correcte d incoler poesie d autres sites e creer un site ttlmnt de toi tu dois faire des efforts pour mieux servir tes lecteurs avc un materiel bien fait bnj

13. Bouziane Ouassila 28/05/2006

Vous n'avez aucunement trouver "les mots justes" dans la traductions des poèmes écrits en arabe et c'est bien dommage !
Il serait aussi préférable pour vous, de faire relire et corriger les fautes de syntaxe et d'orthographe de vos écrits,
ils n'en seraient que plus émouvants, plus beaux, j'en suis certaine !
Un peu de rigueur dans le travail ne donnera que plus de valeur à votre site.
Cordialement, Ouassila

14. Bouziane Ouassila 28/05/2006

la traduction sans (s) bien sûr !
la rigueur, pour soi-même d'abord...

15. meryam aboulhassani 30/05/2006

je suis trés fière d'etre arabe et d'avoir la chance de lire les poèsies de mon pète préférer NIZAR QABANI merci pour ce site pour cet occasion offret nous de plus en plus des poèsies nous sommes toujours pour lire et admirer ces grands hommes

16. kawtar __ashiakte Nizar__ 04/06/2006

OhHh Nizar à vous le adorable poètique du monde entiens vous savez je nai jamais vus un poètique si admirable que lui et jaimerrais beaucoup et tous les jours de le voir accoter de moi en me disant cest plus beaux ecritures mais en vivant cet moment il y ont as beaucoup de chose sur lui que jai ecris moi premièrement à lui et desièment à mon amour et ça c'est du bien pour NIZAR
__(((NIZAR QUABBANI))))__ Vous serrez surtout avec de belle femmes suremment et vous serrez dans nos coeur pour toujours mon adorable poètique ___et merci

17. tarik ghanane 28/06/2006

c'est vraiment quelque chose tres attirant sirtout le poeme qui est adrreser contre l'americ
merci bon courrage

18. rajaa 09/07/2006

vraiment chui contente d'avoir trouvé ce site,je suis vraiment acro a nizar kabbani, j'ai des tas de ses poemes mais ce ke je cherche maintenant c'est " mouhawalatt li katli imraa la touktal" en francais c'est:des essais pour tuer une femme intuable;)" svp essayer de l'afficher sur ce site

19. youssef 09/07/2006

waw tous ça est super je vous remerciez beaucoup comme en dit en arab tbarkelah 3likoum

20. nina 11/07/2006

very good good luck

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