Sujet 1:
La chute des économies planifiées des pays communistes s’est accompagnée d’un développement important du libre-échange et d’une mondialisation des échanges. Cette mondialisation est un impératif incontournable, même si sa contestation demeure vivace. La vitesse de son expansion rend à la fois plus urgent et plus difficile la création d’une dynamique permettant au tissu économique des pays les moins avancés, d’évoluer et de prospérer à court et à moyen terme. Dans ce contexte, on constate que le Maroc a commencé récemment de renforcer les structures organisationnelles des entreprises dans lesquelles résident les déterminants de la performance économique. En effet, il s’avérait absolument nécessaire d’adopter une approche similaire à celle pratiquée dans les pays occidentaux capable de donner, aux différents acteurs économiques, la possibilité de s’approprier des moyens nouveaux pour produire un changement bienfaisant. Car l’enjeu est considérable et il faut faire un effort particulier pour cerner les défis auxquels sera confronté notre pays particulièrement sur le plan économique et organisationnel.
L’internationalisation des échanges est un facteur de développement de plusieurs concepts comme la qualité totale et la certification qui accompagnent souvent le mot normalisation.
C’est parce que les pays de l’Est échangent avec l’Europe occidentale et le reste du monde que les producteurs se trouvent confrontés à des produits concurrents similaires et qu’ils demandent que soit fixée les caractéristiques de ce qui peut ou ne peut pas être le produit en question. La définition du chocolat -par exemple- varie selon que l’on se trouve dans un pays européen ou américain. La question est sans importance lorsque chacun reste bien dans son coin, Elle le devient lorsque les pays échangent.
Alors, pour que la convergence mondiale puisse se réaliser et apporter ses fruits, il est nécessaire d’introduire des politiques de coordination entre les marchés nationaux et internationaux, et ça se fait notamment par l’intermédiaire des politiques de normalisation internationales. A cette fin, deux processus sont mis en œuvre simultanément : un processus mondial avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et un processus régional avec (au Maroc) le service de normalisation industrielle Marocaine (SNIMA), (comité européen de normalisation CEN en Europe). Ces deux organisations qui ont pour vocation la production de normes et de standards qui constituent les moteurs principaux de la qualité assurée en vue de la certification, elles exigent également une plus forte responsabilisation de la part des acteurs économiques.
En effet, quels que soit leurs métiers ou leurs tailles, les entreprises au Maroc n’ont plus d’autres choix que d’entrer dans la course à la mondialisation, d’où l’urgence de se mettre à niveau. Cela les poussera à une plus grande rigueur dans la gestion de leurs affaires afin de réduire leurs coûts de production pour être plus compétitives. Leur environnement économique auquel il conviendra de s’adapter est désormais marqué par la dé-protection douanière, le désengagement de l’État, l’arrivée massive de concurrents étrangers puissants et compétitifs.
Le Maroc -nous le savons- a pris le parti de s'intégrer à l'économie mondiale dans son nouveau contexte. Sa préparation aux échéances liées à cette intégration exige, à l’évidence, une mise à niveau de ses entreprises. Or, la plupart des entreprises sont souvent mal gérées et sous l’effet d’une structure archaïque, caractérisée par une centralisation accentuée du pouvoir, un organigramme informel, sinon inexistant. A cela s’ajoute, un environnement économique qui évolue très lentement et qui reste marqué par la culture d’une période où les barrières douanières cachaient les insuffisances d’une administration figée.
Compte tenu de tout ces enjeux, je ne peux que dire, si le chef d’entreprise marocaine, est aujourd’hui confronté à une conjoncture difficile qui se conduit à privilégier le court terme, il ne doit en aucun cas négliger l’avenir par l’ignorance de ' la normalisation ' et de ses conséquences. Cette dernière est reconnue comme un outil essentiel d’ouverture des marchés.
Toutefois…comprendre, obtenir et appliquer les normes n’est toujours pas une chose facile, surtout quand il s’agit d’instaurer un système qualité dans une entreprise où cette culture n’est pas la première préoccupation, ou tout simplement quand il s’agit d’un pays sous-développé! Car il s’agit là d’un changement quasi-radical des méthodes de travail, des moyens, des attitudes et des mentalités des gens impliqués.
Acceptons, que tout ces facteurs sont réunis, et qu’on a tout les moyens pour appliquer ces normes (ou plutôt s’y plier comme certains préfèrent le dire), et supposant que l’invention et la créativité nécessitent de sortir de l’ordre, c'est à dire du cadre normatif, la normalisation ne présente t-elle pas en elle même une limite à cette liberté de créativité? La normalisation n’est elle pas un grand bateau qui transporte toute l’humanité vers un monde cadré et un taylorisme qui vise à rendre chacun de nous un petit maillon d’une longue chaîne de production.
C’est dans cette esprit, que j’ai essayé d’aborder ce sujet si important et si vague, en espérant toucher à tout ses coins, et d’apporter plus de clarifications en prenant comme exemple le cas du Maroc, et faisant -entre autres- une comparaison entre le système normatif marocain et français.
pour plus de détails, écrivez moi sur : alio.ali@laposte.net
Sujet 2:
Les rejets aqueux industriels dans l'environnement constituent un apport important de matières organiques ou minérales. Très souvent, ces eaux naturelles réceptrices sont utilisées pour la production d'eau potable ou pour d'autres activités. Il est donc nécessaire de connaître le flux qualitatif et quantitatif entrant ainsi que l'évolution de cette pollution dans le milieu afin d'obtenir une bonne appréciation de la qualité de l'eau utilisable.
Les sédiments, sont composés en général, en plus de l'eau, de la matière minérale et de la matière organique, cette dernière dont la maîtrise n'est pas simple, est aussi difficilement analysable du fait du grand nombre des composés organiques qui peuvent exister, l'analyse dépend de la nature, la structure et l'environnement dans lequel se trouve cette matière organique, le taux et la nature dependent, pour leur part, de plusieurs facteurs : de l'origine, de l'environnement et de la population responsable des rejets.
Une bonne partie de cette matière organique peut être libérer dans l'atmosphère du fait de son point d'ébullition bas, en effet lorsque la température et la pression atmosphérique sont un peu plus élevées, une grande partie de la matière organique contenue dans les déchets passent dans l'atmosphère posant ainsi des problèmes environnementaux à échelle très élevée.
Comme toutes les grandes agglomérations, la ville de Lille n'échappe pas à ce problème environnemental, et dans le but de traiter ces déchets rejetés dans l'environnement, nous avons travaillé en collaboration avec un partenaire industriel… pour caractériser qualitativement et quantitativement la matière organique présente dans les sédiments de curage de cette ville.
Ce travail entre dans le cadre d'un projet visant à traiter les sédiments, soit pour les mettre en décharge soit pour les revaloriser, après un traitement de stabilisation.
Le procédé de traitement du déchet (sédiment) nécessite deux étapes:
- une étape chimique (phosphatation)
- une étape thermique (calcination)
la phosphatation couplée à la calcination permet la stabilisation des métaux lourds et la décomposition de la matière organique.
Le problème se situe au niveau de la présence de la matière organique , en effet les composés organiques volatils , lors de l'étape de calcination se décomposent et libèrent dans l'atmosphère des résidus gazeux dont certains sont nocifs.
Il est donc utile de caractériser ces composés, déterminer leurs températures de décomposition, déterminer leur taux de toxicité, ainsi que les réactions chimiques possibles entre cette matière organique et l'acide phosphorique .
Le but de ce travail est la caractérisation des composés organiques volatils (COV) par différentes techniques d'analyses pour pouvoir mettre au point le procédé de traitement des sédiments .
Ce programme est très ambitieux , aussi une première approche est une analyse qualitative et quantitative de la matrice visant à identifier des familles de molécules ayant des caractéristiques et propriétés proches. Pour se faire, la matière organique a été extraite du sédiment à l'aide de deux techniques d'extraction : agitation/filtration, soxhlet, puis analysée par des méthodes analytiques telle que: GC/MS, HPLC, IR, RMN, ATG, etc.
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1. hachmi Le 11/06/2005 à 18:48
2. Le webmaster Le 14/06/2005 à 16:27
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